Fraude Alimentaire

Fraude alimentaire - groupes de discussions sur les réseaux sociaux

Fort du constat que la lutte contre la fraude alimentaire ne pourra se conduire que collectivement, je vous propose d'échanger vos meilleures pratiques de lutte sur les réseaux sociaux professionnels.

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Fraude alimentaire, ce n'est pas nouveau !

Les fraudes ont existé de tout temps. Les hommes dépourvus de loyauté ont toujours constaté qu'en livrant des produits de qualité inférieure ou en quantité moindre que ceux qu'ils devaient normalement livrer, ils réalisaient un bénéfice illicite appréciable.

Dans l'Antiquité, les fraudes sur les aliments et les boissons devaient être nombreuses. Dans la Grèce antique, on sait que certains crus de vins de Grèce passaient pour contenir du plâtre, qui devait assurer leur conservation, mais les rendait malsains, car on en mettait une quantité excessive. A Rome également, certains vins faisaient l'objet de manipulations et de coupages frauduleux et Horace nous apprend qu'on livrait parfois des vins de la Sabine dépourvus de valeur à la place des fameux vins de Falerne. En France, une Ordonnance de Jean le Bon de 1351, véritable charte corporative, interdit notamment le coupage des vins et prescrit aux taverniers « de ne pas donner nom aux vins d'autres pays que celui où il sera créé », ce qui évoque déjà la protection des appellations d'origine. On cite une coutume en vigueur en pays de Bourgogne, en vertu de laquelle les mauvais taverniers étaient punis en les obligeant à absorber leur vin frelaté jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Ce n'est qu'en 1832 que le Code pénal, après avoir dès 1810 sanctionné les tromperies sur les métaux précieux, étendit cette protection aux tromperies sur la nature et la substance de toutes marchandises. Mais, c'est seulement la loi du 27 mars 1851 sur la fraude relative aux denrées en général qui devait réprimer efficacement les tromperies et les falsifications de marchandises. Il faut toutefois arriver à la loi fondamentale du 1er août 1905 pour obtenir non seulement une répression, mais encore — ce qui est important — une prévention en même temps qu'un dépistage des diverses fraudes alimentaires.

En 2013, le top 10 des fraudes selon l’United States Pharmacopeia Convention, base de données de ces fraudes alimentaires était :

1)    Le lait par exemple dilué avec de l’huile. On y croise du sucre de canne, des protéines de lait de bufflonne…
2)    L’huile d’olive: les contrôleurs y ont trouvé tout un tas d’huiles différentes (soja, palme, tournesol, sésame…etc.)
3)    Le miel, enrichi aux huiles essentielles, au sirop de fructose…
4)    Le safran, gentiment mélangé à des fleurs de souci, des fibres de betterave, du curcuma…
5)    Le poisson, à la chair au soja ou à la mélamine, de la morue d’Atlantique qui vient en fait du Pacifique, du thon qui se révèle être du Tilapia … etc.
6)    Le café, qui peut contenir de la farine de pomme de terre, des glands, de la chicorée…
7)    Le jus d’orange, coupé au jus de citron ou de raisin, coloré au paprika…
8)    Le jus de pomme, qui peut miraculeusement contenir des jus de raisin, ananas, poire, figue, ou du sirop de maïs…
9)    Le poivre noir, coupé au sarrasin, aux baies de genièvre, à l’amidon…
10) Et enfin, le thé, contenant des feuilles déjà utilisées (hum), de la sciure colorée, des huiles de patchouli, de Vetiver et de gingembre…

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